La mort

Illustration de l’article « LA MORT » d’Élodie Rivero

LA MORT

Au-delà de la peine capitale de perdre un être cher, voire que la vie nous soit ôtée dans cette incarnation, inconsciemment un drame mensonger bien plus grand est rattaché à la notion de mort. Celui du néant au sens de l’anéantissement.

Insidieusement, la mort n’est plus considérée comme un état transitoire tel qu’évoqué par de nombreuses traditions, mais comme une fatalité ou tout cesse d’exister. Ce mal nous renvoi a une asphyxie d’amour, comme si l’essence de toute chose sombrait dans le trou noir de l’oubli sans jamais voir le fond.

Cette fatalité n’est que fardeau de l’ego, son existence soudaine est menacée par « l’âme-hors » du corps. Mais également, les expériences traumatiques de décès laissées sans explications, accidentent l’insouciance immaculée de l’enfant. Son interprétation de l’événement est figée au-delà du temps dans une grande incompréhension. Devenu adulte, l’individu souffrira d’un mal anxieux inexplicable, ainsi que d’une foison de conséquences en cascade, telle que la résistance au changement par menace planante d’extinction. Mais encore la libre circulation de la vie en soi est contrainte, entraînant un tarissement de l’abondance et du flux d’amour.

Derrière chaque anxiété, peut se cacher une menace irrationnelle de néant, il nous suffirait alors de les vivre pleinement pour nous apercevoir que nous sommes toujours vivants.

Autrice : Elodie Rivero – Déclic &des Clés

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