Le dépouillement

Illustration de l’article « LE DÉPOUILLEMENT » d’Élodie Rivero

LE DÉPOUILLEMENT

Il y avait dans ces sanglots un petit goût de bord de précipice… Juste avant de plonger dans le vide bras ouverts dans la cascade de la vivance.

Prête à tout perdre dans ces moments d’intenses craquellements, ces moments où plus rien ne compte si ce n’est d’être vivant. Je pris la paire de ciseaux pour couper tout ce qui m’attachait au regard de l’autre. Ce qui symboliquement et socialement me rendait « convenable » « acceptable » « désirable » beaucoup de mots pour narrer ce qui au plus profond m’accable.

Dépouillée de l’apparence je me ballade nue sur le sol de ma propre existence où je sens enfin mes pieds fouler la terre ne cherchant plus à plaire. Chacun de mes pas assumés dans mes choix sans l’apparat, me connecte toujours plus à ma véritable essence. C’est avec assurance, qu’au détriment de quelques conventions, je suis libre de m’aimer pour qui je suis vraiment.

Elodie Rivero

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